Beynac et Richard Coeur de Lion

Publié le par David M.

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Les origines du Château remontraient au XIIe siècle, lorsque Maynard de Beynac fit bâtir ce qui n’était alors qu’un donjon. Dressé à flanc de falaise, 150 m au-dessus de la Dordogne, Beynac occupait certes une position avantageuse, point d’observation idéal sur toute la vallée.

Un peu plus tard, c’est le chevalier Adhémar de Beynac qui fait parler de lui : à son retour de croisade en 1194, il meurt sans descendance directe de sorte que Richard Cœur de Lion, en sa qualité de duc d’Aquitaine et donc de suzerain direct, s’approprie la place forte et la confie à son lieutenant Marchadier. Il ne la gardera pas longtemps puisque en 1199, Richard s’en va remettre dans le droit chemin un de ses remuants vassaux à Châlus. C’est Jean Favier qui nous raconte la suite bien connue :

Le 6 avril 1199, alors qu’il assiégait en Limousin le château de Châlus, Richard Cœur de Lion était tué d’une flèche qui l’étonna. Que t’avais-je fait ? eut-il le temps de demander à l’arbalétrier qu’on lui amenait, prisonnier, avant de l’exécuter.

Il se trouve que Richard avait tué le père et les frères du régicide, sans doute un peu pâlot pieds et poings liés devant le roi. Cependant, Richard, parfait chevalier même à l’agonie, sut se montrer magnanime et ordonna qu’on le libère – et même qu’on lui donne cent sous. Mais comme le rapporte Jean Flori :

Geste éminemment chevaleresque qui, même s’il est authentique, resta sans effet : l’archer demeura prisonnier et fut écorché vif après la mort de Richard sur ordre de son chef routier Marchadier.

Il est vrai que Marchadier, de sinistre réputation, n’était pas chevalier, lui, et en tout cas pas très chevaleresque… L’année suivante, il est d’ailleurs assassiné et le château revient alors dans le giron de la famille de Beynac.

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Publié dans Voyages

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